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Le dernier numéro

Article publié le 12 novembre 2007

Edito

Révision de l’aire géographique : Le SGV demande à l’INAO de respecter le calendrier

En 2003, face à une contradiction entre deux textes de lois qui ouvrait la porte à des classements de terrains au coup par coup et sans cohérence qualitative, le SGV avait demandé à l’INAO d’engager une révision de la délimitation du champagne. L’enjeu était clair  : il était urgent de mettre en place des critères de délimitation pour éviter qu’une nouvelle délimitation se fasse petit à petit, au cas par cas, menaçant à terme de remettre en cause la cohérence de l’appellation et, par voie de conséquence la typicité et la qualité des vins.

Aujourd’hui, tous les éléments sont réunis pour que le dossier avance dans de bonnes conditions  : l’INAO a officialisé en 2006 des principes de délimitation, sur la base desquels les experts qu’il a nommés, tous chercheurs de haut niveau, ont établi des critères de délimitation. Ces critères sont de deux ordres  : des critères historiques et des critères techniques qualitatifs. Ainsi, pour être incluse dans la zone de production de raisins, une commune doit présenter sur son territoire des terroirs aptes à porter de la vigne en appellation Champagne. Cela semble logique, et même fondamental.

Ainsi, grâce à ces critères, l’INAO a sécurisé notre appellation en verrouillant, en principe, les risques de classements opportunistes ou arbitraires sous pression de l’économique, du lobbying, du relationnel, du politique, des échéances électorales, etc.

Les experts ont appliqué ces critères et ont, sur cette base, proposé une liste de communes. Ce n’est que la première étape d’un long processus. Il faut maintenant que l’INAO valide ce premier dossier pour permettre l’ouverture d’une consultation publique qui permettra aux communes non élues de déposer des réclamations. Il peut y avoir des rattrapages, mais dans le respect des critères garants de l’identité et de la qualité des terroirs Champenois.

L’INAO s’est engagé sur un calendrier qui nous mène sur une finalisation de l’aire géographique en 2009. Ensuite, pourra commencer le lourd et long chantier de la révision de la délimitation parcellaire. Ne nous leurrons pas, il y en a pour plusieurs années.

En même temps, l’économie du moment nous met sous tension. A tel point que des confusions s’installent. Tout un chacun parle de la révision de l’aire comme d’un chantier «  d’extension  » pour faire face à la demande commerciale… Les deux problèmes ne sont pourtant pas liés  : la révision de l’aire géographique est un dossier qualitatif en priorité, quantitatif accessoirement. L’objectif est que rien ne se fasse qui ne soit pas qualitatif. C’est un dossier de fond, alors que l’envolée actuelle des ventes est un phénomène conjoncturel. Les marchés sont capricieux. S’il y a moins de croissance économique, les expéditions se calmeront, comme ce fut toujours le cas. Il n’en faudrait pas moins mener à son terme le chantier de la révision de délimitation, qui est un dossier de défense de l’appellation. Les deux problèmes ne sont pas directement liés, même si nous espérons tous que la révision nous amènera de l’oxygène avec de nouvelles terres à vignes.

Parce qu’il y a des tensions, il peut y avoir des confusions et des polémiques. C’est pourquoi le SGV demande aujourd’hui à l’INAO de tout mettre en œuvre pour respecter le calendrier prévu pour la révision de la délimitation. Et ce, quel que soit le calendrier électoral français qui n’a rien à voir avec notre chantier champenois.

Patrick Le Brun, Président du SGV

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