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Le dernier numéro

Article publié le 21 mai 2012

Edito

Une avancée pour la gestion du foncier, des inquiétudes pour les droits de plantation

A l’heure où j’écris cet édito nous venons de subir des dégâts de gel plus ou moins importants selon les régions. Alors que le préjudice subi est en cours d’évaluation, il nous faut encore tendre le dos car les prévisions météo des prochains jours ne sont guère encourageantes.

Sans tomber dans le fatalisme, constatons qu’avec le réchauffement climatique, nos débourrements de plus en plus hâtifs nous exposent à une plus grande fréquence de ce genre de risques. Fort heureusement, la réserve que nous avons pérennisée l’an dernier, prend tout son sens aujourd’hui et vient sécuriser nos exploitations, et la Champagne. C’est particulièrement vrai pour les nouveaux installés qui ont pu mettre leur 3 100 kg en réserve grâce aux décisions de la dernière vendange. Bien évidemment, il ne faut pas que ces aléas se répètent trop souvent sinon nous en arriverons vite à la limite de l’exercice. Dans tous les cas, nous devons nous montrer responsables dans nos pratiques : il en va de la crédibilité et du sérieux de la Champagne.

Sur le foncier, qui est notre préoccupation essentielle du moment, nous venons d’obtenir une première avancée significative puisque désormais, toutes les ventes, même celles réalisées en démembrement de propriété, doivent être obligatoirement notifiées à la Safer. Cette disposition nous permettra de connaître le marché, de pouvoir l’analyser et de mieux le gérer. Nous manquions d’outils pour avoir une vision sur les transactions foncières, c’est là une première bataille gagnée sur un dossier complexe. Ce ne sera pas la dernière. Permettez-moi de rester discret aujourd’hui à ce sujet mais soyez assurés que le seul but affiché dans cette démarche est que le foncier reste attaché au vignoble.

Je suis toujours mobilisé par le dossier des droits de plantation qui se complexifie de jour en jour. En effet, après avoir fait jouer la carte du bon sens qui a permis de réunir tous les pays producteurs de la zone Euro mi-mars à Bruxelles, les événements prennent une tournure plus politique. Les positions divergentes tenues par le négoce ne nous aident pas sur ce dossier. Elles donnent l’occasion à la Commission européenne de laisser traîner les choses sous prétexte d’une position non unanime de la filière. Par ailleurs, le 19 avril, s’est tenue la première réunion du groupe européen à haut niveau qui doit présenter ses recommandations d’ici la fin de l’année à la Commission européenne. A l’occasion de cette réunion, le Commissaire Ciolos a appelé les membres de ce groupe à faire preuve d’initiatives pour aller au-delà des « déclarations politiciennes et simplistes », afin de mettre en place un « système de gestion des surfaces » qui tient compte de « la réalité des marchés ». Faut-il y deviner que les arguments que nous avançons, quant au maintien des territoires et de la qualité, seront enfin entendus ?
Le chemin à parcourir reste semé d’embûches. Restons donc mobilisés pour défendre cet enjeu capital pour la viticulture française et européenne. C’est dans cet esprit que je participerai au congrès de l’AREV [1] en Italie, le 11 mai où je défendrai et réaffirmerai nos positions.

Je vous donne rendez-vous le 23 mai au Palais des fêtes, à Épernay, pour notre assemblée générale où nous approfondirons ces différents thèmes.

À bientôt.


[1] AREV : association des régions européennes viticoles.

Pascal Férat, Président du SGV

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