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Le dernier numéro

Article publié le 2 mai 2012

Edito

Une météo et des dossiers… chauds !

Les élections syndicales viennent de se terminer. leur bon déroulement constitue un gage de sérénité pour l’avenir tout comme les résultats qui apportent aussi une certaine continuité tant au Bureau qu’au conseil d’administration.

Encore merci pour votre implication dans l’organisation de ces élections et votre forte mobilisation tout au long des assemblées régionales. Elles ont été des moments d’échanges privilégiés, notamment sur la situation économique et les équilibres champenois [1].

Dès maintenant, je vous donne rendez-vous pour notre prochaine et importante échéance : l’assemblée générale du 23 mai [2] qui sera l’occasion de lancer le « projet vignoble » évoqué lors des régionales. Pour l’heure ce qui me préoccupe tourne autour de notre passion commune : nos vignes. En effet, alors que le Printemps a démarré il y a quelques jours, nos vignes subissent déjà une météo difficile, sans pluie… cette situation n’est pas sans rappeler les conditions de l’année 2003… Alors méfiance, même si nous n’y pouvons pas grand-chose. Par contre, des dégâts seraient déjà constatés à la sortie de l’hiver. S’il est encore trop tôt pour les quantifier, nous ne manquerons pas de vous tenir informés en temps utile.

La vigne est aussi au cœur d’enjeux lourds de conséquences :

  • Tout d’abord, les zones PPR [3], sujets qui exigent de régulières interventions auprès des administrations compétentes. Ce sont des dossiers particulièrement complexes, pour lesquels votre Syndicat a obtenu des avancées grâce à un travail de négociation sur le zonage. Ainsi, l’interdiction de plantation de vignes en zone R1 a été levée lorsqu’il s’agit d’une replantation. Seules les plantations nouvelles sont interdites. À chaque fois, il s’agit de préserver au mieux l’activité et le développement du vignoble tout en protégeant notre environnement.
  • L’aménagement des coteaux, également, puisque l’administration des Douanes conteste certains travaux effectués et remet en question des surfaces de production. Votre Syndicat a pris très sérieusement en charge ce sujet et a confié la recherche de solutions à un groupe de travail composé d’élus. Celui-ci travaillera au sein de la Commission Délimitation du SGV afin que le problème posé par la perte éventuelle de surfaces soit abordé en cohérence avec le dossier de révision en cours. Là encore, le SGV ne reste pas les bras croisés face à une Administration qui ne nous fait pas de cadeau !
  • Enfin, le maintien de nos droits de plantation. Il s’agit là d’un sujet majeur qui mobilise vos représentants au SGV [4]. Partie des campagnes viticoles françaises puis européennes, la mobilisation pour le maintien des droits de plantation s’amplifie, appuyée par nos élus viticoles. Par contre, nous sommes en net désaccord avec nos partenaires négociants qui tiennent un tout autre discours au plan national. S’ils ont longtemps prôné la libéralisation des droits de plantation, à défaut, ils revendiquent désormais que ceux-ci soient maintenus mais cogérés.
  • Aujourd’hui, notre combat, comme celui de toutes les filières viticoles françaises et européennes, n’est pas de savoir qui va les gérer mais bel et bien de faire en sorte que la Commission européenne accepte de revenir sur sa décision de 2007 ! De nombreux États membres ont déjà affirmé leur soutien au maintien de ces droits. Le 19 mars, à Bruxelles, 350 élus et professionnels ont assisté à un colloque sur ce sujet au Parlement. Une délégation du SGV avait fait le déplacement. Cette opération a été l’occasion pour les défenseurs des droits de plantation de rappeler leurs arguments auprès du Parlement européen et du représentant du Commissaire Ciolos. Les choses avancent mais rien n’est acquis  ! Aussi, défendre l’idée de la cogestion des droits aujourd’hui, c’est finalement mettre la charrue avant les bœufs…
  • À quand la sagesse guidée par l’intérêt général plutôt que par les intérêts particuliers ?

Croisons les doigts en cette période des gelées printanières et rendez-vous fin mai à l’AG pour débattre de tous ces sujets passionnants.


[1] Voir article à ce sujet page 20.

[2] Date un peu tardive mais seul créneau disponible pour cette salle.

[3] Plan de prévention des risques, voir article page 28.

[4] Voir article page 22.

Pascal Férat, Président du SGV

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