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Le dernier numéro

Article publié le 13 juin 2007

Edito

Soyons individuellement responsables

La végétation est très en avance. Trop en avance. Il semble que 2007 s’annonce comme une année très particulière au niveau végétatif. Or c’est bien connu, le vigneron craint la fleur de mai. Espérons que tout va bien se passer, car une petite récolte ferait courir de gros risques à notre économie.

Il apparaît urgent de remettre en chantier une réflexion sur notre organisation interprofessionnelle. En effet, le dispositif mis en place en 2004 ne semble plus adapté au contexte d’aujourd’hui.

Le SGV a entamé les premières discussions avec les représentants du négoce au sein du CIVC. Nous sommes apparemment tombés d’accord sur la nécessité d’anticiper la négociation d’un nouveau cadre économique interprofessionnel. Dans le contexte actuel d’une forte demande des marchés avec un potentiel de production que nous savons peu extensible à court terme, il faut rapidement trouver un équilibre entre l’intérêt du vignoble et du négoce : les maisons veulent des raisins et, de notre côté, nous ne voulons pas que les maisons achètent nos vignes.

Il nous faudra trouver le moyen de livrer plus de récolte, mais en contrepartie, la vigne doit rester aux vignerons. L’enjeu est la préservation du partenariat « gagnant-gagnant » entre vignoble et négoce qui a permis, ne l’oublions pas, de mener notre appellation où elle est aujourd’hui : une économie bien gérée, un produit d’image, de qualité et de valeur ajoutée répondant aux attentes des consommateurs et assurant la prospérité de nos exploitations et de nos entreprises.

Concernant le consommateur, il faut avoir conscience que nous ne sommes pas forcément loin des points de rupture. Nous savons tous que la pression sur le prix de l’approvisionnement est très forte en ce moment : les vins clairs et les bouteilles sur lattes sont plutôt « bien vendus », alors justement que la parité entre l’euro et le dollar est particulièrement pénalisante pour les exportateurs. Une augmentation de tarif modérée en France entraîne automatiquement, par l’effet du taux de change, une augmentation forte et brutale du prix de vente sur les marchés d’exportation. Pour citer un exemple, 5 % de plus sur le prix de la bouteille départ, équivaut à 15 % de plus sur la bouteille d’un consommateur aux USA.

Attention ! L’histoire nous a appris que le franchissement des seuils psychologiques de prix générait toujours une chute des ventes. Et, quand les ventes baissent trop vite… ce sont ensuite les prix qui dégringolent. Et il faut du temps, ensuite, pour remonter la pente. Il faudra sans doute maîtriser la croissance de nos expéditions dans les années à venir, mais nous ne souhaitons pas pour autant qu’elles s’effondrent.

Nous devons tous avoir conscience des conséquences de nos actions individuelles. Les metteurs en marché doivent veiller à respecter les consommateurs ! Mais cela implique AUSSI que le prix de la matière première reste raisonnablement maîtrisé.

Notre avenir à tous sous-entend que nous soyons tous, vignerons et négociants, amont et aval, INDIVIDUELLEMENT responsables sur ce point.

Patrick Le Brun, Président du SGV

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