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Le dernier numéro

Article publié le 5 janvier 2011

Edito

1911, un élément fondateur de notre unité

Au moment où vous lirez cet édito, nous serons en 2011. Une année à centenaire… « Encore ! », me direz-vous. Oui, 2011 verra la célébration du centenaire des révoltes des vignerons dans l’Aube et dans la Marne. Ces mouvements furent de vraies révoltes. Au sens où les vignerons de l’époque connaissaient la misère, obligés de remplacer la vigne par la culture des pommes de terre pour subsister, assommés par une succession de très mauvaises récoltes, mal ou pas payés, et « révoltés » par les comportements de quelques négociants peu scrupuleux. Cent ans après, quel chemin parcouru, ensemble.

En plein dossier sur la révision de notre délimitation, ce centenaire « tombe à pic ». Il permet de nous rafraîchir la mémoire, de réfléchir aux enseignements de notre histoire champenoise. En 1911, les vignerons étaient guidés par leur volonté légitime de vivre de leur travail. Cela nous permet de relativiser nos difficultés actuelles. C’est aussi l’occasion de vérifier que le plus beau succès de la Champagne, c’est peut-être d’avoir su instaurer le dialogue qui permet le partage de la richesse générée par l’essor de son produit. Les conditions de vie des vignerons se sont améliorées au gré du développement du champagne. Contrairement à d’autres secteurs où 80 % des richesses sont détenues par 20 % des opérateurs, les Champenois ont su construire – sans coût pour la PAC – une alternative aux dangers du libéralisme. Ces 100 dernières années, les vignerons ont démontré leur volonté persistante d’établir des règles du jeu communes et équitables.

Pour autant, rien n’est jamais acquis. Ni notre essor, ni ce fabuleux partage, ni cet équilibre inédit entre producteurs et metteurs en marché. Il nous revient à nous, vignerons, de consolider et dynamiser collectivement la filière.

Célébrer un tel centenaire n’aurait aucun sens si nous ne le mettions pas en perspective avec la réalité de 2011.

En effet, au-delà de la nécessaire connaissance de notre passé, au-delà de l’enrichissement de la culture générale, cette célébration revêt une dimension « politique » dont le message essentiel – et fédérateur – se résume en quelques mots : « 1911 est l’un des éléments fondateurs de notre unité d’aujourd’hui ».

Pour le commémorer, diverses actions sont prévues au long de l’année. Le SGV travaille à les préparer en collaboration avec la Villa Bissinger à Aÿ et la Maison de la Vigne dans la Côte des Bar. (cf. article en pages centrales).

Je ne peux terminer cet édito sans vous présenter mes meilleurs vœux. Pour vous et vos proches, je vous souhaite une excellente santé, pleine réussite dans vos projets professionnels, pour lesquels nombre d’entre vous mettent une ardeur toute particulière malgré les difficultés parfois rencontrées.

Très bonnes fêtes de fin d’année dans une Champagne en sortie de crise réelle, renouant avec toutes ses valeurs… au propre et au figuré !

Pascal Férat, Président du SGV

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