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Le dernier numéro

Article publié le 30 mai 2010

Edito

Des exploitations pérennes, une valeur partagée

Dans le droit fil de notre assemblée générale, j’aimerais revenir sur trois points marquants  :

Tout d’abord  : la délimitation de notre aire d’appellation et la maîtrise des droits de plantation

C’est le sujet qui anime, à juste titre, nos réunions. L’ouverture de ce dossier en 2003 a été d’abord guidée par la volonté de sécuriser notre AOC sur le plan juridique. En révisant, sur la base de critères techniques objectifs et cohérents, notre aire d’appellation, nous éviterons les écueils d’une délimitation judiciaire basée notamment sur le critère de l’antériorité. L’enjeu de ce dossier  ? Il est primordial  : c’est avant tout de légitimer notre délimitation, un des fondements de la notion d’appellation. Mais nous sommes bien d’accord, il y a un enjeu plus important encore  : c’est le maintien des droits de plantation. Ce dossier mobilise actuellement nos parlementaires et les pouvoirs publics, ce qui laisse apparaître la perspective d’une évolution favorable. Il faut continuer et concrétiser ces discours par un texte. A l’heure où les experts vont rendre leur rapport définitif sur les communes de l’aire géographique, nous devons tout mettre en œuvre pour obtenir des garanties fermes et concrètes sur notre capacité à gérer durablement les droits de plantation. Car l’extension de notre aire n’est pas envisageable sans cet outil de gestion de notre potentiel de production.

Ensuite, le positionnement du champagne

Historiquement, notre produit s’est positionné en symbole de la fête et de la réussite. Dominique Moïsi, notre brillant intervenant lors de l’assemblée générale du SGV, nous a expliqué, arguments à l’appui, que l’avenir de notre produit se situe toujours sur ce créneau de l’exception. Un tel positionnement est une chance car cela nous met à l’abri d’une concurrence internationale exacerbée dans le secteur des vins ou des spiritueux. Mais ce positionnement, il se mérite et surtout il se construit grâce à des choix stratégiques aux niveaux interprofessionnel et syndical. Car si chaque opérateur est bien entendu libre de fixer sa stratégie commerciale, nos orientations politiques sont déterminantes.

Enfin, l’évolution de nos relations avec le négoce

Une fois les années de crise passées, quelle sera la place du vignoble au sein de l’économie champenoise  ? Historiquement, nous avons fait le choix d’approvisionner le négoce en contrepartie du partage de valeur. Alors, s’il est logique d’assumer ensemble les périodes de récession, j’estime qu’en 2009 ce sont les vignerons, et notamment les vendeurs au kilo, qui ont supporté pleinement la crise. La vendange 2010 doit donc rétablir l’équilibre entre le vignoble et le négoce. Non seulement par le niveau de rendement mais aussi par le maintien du prix du kilo de raisin car c’est ce qui permettra d’enrayer la spirale des premiers prix. Cette dégradation des prix est dévastatrice  : elle détruit l’image de notre produit et porte, en plus, préjudice direct aux manipulants.

Si j’ai souhaité mettre en avant ces trois points, c’est parce qu’ils doivent constituer les trois piliers de notre feuille de route syndicale. Et l’unique but de cette feuille de route doit être de pérenniser nos exploitations familiales au sein d’une filière qui dégage de la valeur, et où celle-ci est partagée entre tous ces acteurs.

Pascal Férat, Président du SGV

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