La Champagne Viticole Candidature UNESCO

 

20 août 2017 accueil Accueil >  Actualité  > Droits de plantation : le SGV à Bruxelles
Pique-nique chez le vigneron indépendant • Arocu : "les notes florales et fruitées dans les vins de Champagne" • Jeunes talents du champagne : inscription avant le 30 mai • Concours européen des ambassadeurs du champagne : les inscriptions sont ouvertes ! • 30 mai : prêts pour la Champenoise ? • Centenaire 14-18 : concert à Ville-sur-Tourbe • Vert-Toulon : randonnée le 1er mai • Exposition : des éventails "esprit de champagne" • Concours d'Epernay des champagnes du vignoble : une nouvelle catégorie ! • L'AG du SGV : mardi 14 avril au Millésium
R�duire la taille du texte Agrandir la taille du texte Imprimer cette page

Actualité

Article publié le 22 mars 2012

Droits de plantation : le SGV à Bruxelles

Des représentants du Syndicat des Vignerons étaient au Parlement européen à Bruxelles en début de semaine pour défendre le maintien d’un outil de régulation des plantations. Ils participaient à un colloque où plus de 350 élus français et européens ainsi que neuf ministres de l’Agriculture de l’Union européenne sont venus réaffirmés les raisons de leur soutien au maintien des droits de plantations.

L’opposition à la libéralisation des droits de plantation mobilise chaque jour davantage. Pas moins de 9 ministres de l’Agriculture (France, Allemagne, Italie, Autriche, Hongrie, Luxembourg, Malte et Finlande, Roumanie) et plus de 350 élus européens et nationaux se sont retrouvés lundi 19 mars au Parlement européen à Bruxelles pour demander à la Commission européenne de revenir sur la décision prise fin 2007 et applicable dès le 1er janvier 2016. Des représentants du Syndicat général des vignerons de la Champagne et du Groupe des jeunes viticulteurs emmenés par leurs présidents respectifs, Pascal Férat et Sébastien Sanchez, ont fait le déplacement.

« Notre action vise à conforter la position du Parlement européen en faveur du maintien des droits de plantation, rappelle Pascal Férat. Aux côtés de la Cnaoc (1) et d’Efow (2), les professionnels de la filière viticole sont plus que jamais déterminés ». Avant de reprendre : « les initiatives du SGV Champagne notamment auprès des élus européens et nationaux mais aussi auprès des communes viticoles visent un seul but : réintégrer rapidement un système de régulation de la production ». 1800 délibérations de collectivités territoriales collectées à travers toute la France ont été remises dernièrement à Strasbourg, au Commissaire européen Dacian Ciolos, par Philippe Martin, co-président de l’Anev (3).

« La France ne cèdera pas »

Des gestes d’ouverture de la Commission sont notés, mais restent insuffisants. Ainsi, « la création d’un groupe de réflexion à haut niveau est un pas positif, déclarait Bruno Le Maire, ministre français de l’Agriculture. Mais on ne s’en satisfera pas, la France ne cèdera pas ». Avec 20 milliards d’euros de chiffre d’affaires à l’export, la viticulture est l’un des secteurs les plus dynamiques de l’Union européenne. Préservation des territoires, dimension culturelle, sociale et environnementale mais aussi équilibre économique, autant d’arguments développés par les ministres et élus devant la Commission. Certains soulignant également que la Commission ne peut rester sourde aux attentes majoritaires exprimées par les citoyens européens, par la voix de leurs représentants. Ce rassemblement, initié par Astrid Lulling et Michel Dantin, députés européens, et la présence de nombreux élus ont démontré que ce sujet rassemble au-delà de toute tendance politique. Le Parlement européen, codécideur, entend bien faire entendre sa voix au nom des territoires qu’il représente. Rapporteur pour le Parlement sur la future PAC, Michel Dantin a annoncé qu’il introduira dans son prochain rapport « un amendement visant à réintégrer le système des droits de plantation ». Unis, les professionnels de la viticulture européenne ont apprécié le volontarisme du Parlement. « Il est impératif de revenir sur cette décision dans la réforme de la PAC. Et rapidement ». Pour le président du SGV, cette incertitude paralyse le dynamisme de toute une filière et notamment entrave l’installation de jeunes vignerons. « Nous attendons désormais des actes concrets » ont déclaré Ricardo Ricci Curbastro, président d’Efow, et Bernard Farges, président de la Cnaoc et vice- président d’Efow.

(1) Cnaoc : Confédération nationale des AOC - (2) Efow : Fédération européenne des vins d’origine – (3) Anev : Association nationale des élus du vin.



Haut de page