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Actualité

Article publié le 9 août 2011

Droits de plantation : des élus européens au SGV

Les 7 et 8 juillet, des représentants des Parlements français et européen, mais aussi d’associations européennes de collectivités locales, étaient réunis à Epernay. Ils répondaient à l’invitation du Syndicat à échanger sur la libéralisation des droits de plantation. L’occasion pour le SGV de faire valoir ses arguments auprès d’élus influents dans les couloirs décisionnels européens.

En présence de la Confédération nationale des AOC et de Efow (European federation of origin wines), une dizaine d’élus européens avaient donc fait le déplacement en Champagne. L’idée était d’affûter les armes pour lutter contre la libéralisation des droits de plantation à l’horizon 2016 en démontrant qu’elle pourrait signer la fin d’un modèle qui fonctionne et s’est développé au profit de tous : la Champagne. Aussi, Pascal Férat, devant ces élus et de nombreux administrateurs du SGV, démarrait la réunion en dressant un tableau complet de l’économie champenoise, des structures, mais aussi de l’évolution de ces dernières décennies. « Aujourd’hui, la marque Champagne pèse près de 4 milliards d’euros. Nous investissons depuis longtemps déjà sur la recherche et sur la qualité, afin de permettre à notre filière de se développer, rappelait-il, avant de préciser : depuis un siècle, la Champagne a su gérer elle-même la régulation de son économie ». Et cela ne lui a pas trop mal réussi ! Face à cette présentation particulièrement étayée du développement de la filière, Astrid Lulling, présidente de la commission viticulture, interrogeait le président du SGV : « Comment avez-vous fait pour que l’augmentation du nombre de viticulteurs se fasse en cohérence avec le développement de votre vignoble ? Je ne crois pas que cela soit le cas dans une autre région viticole… ». Ce à quoi Pascal Férat répondait : « en effet, c’est une fierté pour nous que la Champagne ait cette vocation sociale. Nous avons tout fait pour permettre aux exploitants en place de continuer à se développer. Ici, le rôle de la coopération aussi est fondamental. Car les petites exploitations peuvent s’appuyer sur elles. Quant aux exploitations de plus grosse taille, elles ont pu continuer à se développer. Et si nous avons réussi à augmenter le nombre d’exploitations, nous sommes aussi parvenus à accroître la taille de celles-ci, ne privilégiant jamais la concentration ». Et les Champenois, se développant avec cet outil de régulation que constituent les droits de plantation, n’ont pour autant pas fait flamber les cours. « C’est une des premières objections portées contre le maintien des droits, rappelait Michel Dantin, député européen ». Mais le modèle champenois fait mentir cette allégation ! « Nous avons suffisamment d’arguments, lançait Astrid Lulling, notamment après ce que vous nous avez présenté ce matin. Nous vous promettons d’agir afin que les gouvernements européens avancent. Nous avons les moyens de faire face à la Commission : en effet, si le commissaire Dacian Ciolos ne veut pas revenir sur la décision, le Parlement, lui, peut déposer des amendements pour faire avancer les choses. Il est donc important de maintenir la pression ». Toutefois, malgré toutes les déterminations conjointes des élus européens et de la filière de la production viticole, « rien n’est gagné ! », rappelait Pascal Férat. Il faut trouver des solutions, qui ne peuvent être que législatives. Le rapport d’étape prévu sur le sujet émettra des recommandations mais la Commission n’a aucune obligation de les suivre. « C’est pourquoi, la réforme de la PAC constitue la seule ouverture ».

Une campagne de mobilisation

Depuis plusieurs mois déjà, les vignerons français et européens dénoncent la disparition des droits de plantation. Les élus demandent à la Commission européenne de revenir sur la décision prise en 2008. « Les positions fortes exprimées récemment par les 11 ministres de l’Agriculture et le Parlement européen doivent interpeller la Commission et les autres ministres. Elle ne peut pas rester sourde face à une position quasi unanime des pays producteurs », témoignent Astrid Lulling, députée européenne et présidente de l’Intergroupe Vins, et Michel Dantin, député européen. Les responsables professionnels demandent aux chefs d’Etat et aux ministres de prendre leurs responsabilités et de traduire au plus vite leur position en acte. « Nous apprécions la mobilisation des politiques à nos côtés mais c’est insuffisant ! », déclare Pascal Férat, avant de préciser : « les positions défendues aujourd’hui doivent se traduire dans les actes. Reporter la décision dans quelques années serait une faute politique majeure ».



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