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Le dernier numéro

Article publié le 26 mars 2014

Parution du mois

Discussions à la carte lors des assemblées régionales

Plus de 700 viticulteurs se sont déplacés pour les assemblées régionales du SGV, qui se sont déroulées du 3 au 14 février. L’occasion d’un retour sur une année 2013 riche en actualité au cours de laquelle le Syndicat s’est fortement mobilisé. La particularité du cru 2014 : l’ordre du jour « à la carte » a permis à chaque assemblée de choisir les thèmes abordés.

Cette année, après la partie élective pour renouveler la moitié du conseil d’administration, l’objectif des assemblées régionales était double : faire le bilan sur l’année écoulée et revenir sur les dossiers d’actualité. La diversité des actualités reflète le travail du Syndicat pour l’année passée, marquée par une multitude de dossiers, donnant parfois un sentiment d’asphyxie aux viticulteurs. La certification des prestataires, la loi Évin ou même la suppression de l’exonération des charges montrent que les mesures prises par les pouvoirs publics sont en inadéquation avec les réalités du vignoble champenois. Plusieurs vignerons ont affirmé leur mécontentement face à « un Gouvernement qui essaie de nous mettre à genoux, alors que la viticulture est la deuxième force d’exportatrice du pays. Ne marche-t-on pas sur la tête ? ».

Il faut aussi faire face aux inquiétudes générées par le taux record d’engagement au négoce pour la vendange 2013 (plus de 57 %). La difficulté de la conjoncture actuelle et le prix toujours plus attractif du kilo de raisin expliquent que certains se laissent tenter et signent des contrats qui les engagent sur de très longues durées. Pourtant, ces contrats n’offrent aucune garantie pour l’avenir.
Lors de chaque réunion, Pascal Férat a rappelé l’importance de l’accord interprofessionnel encadrant les contrats. Les discussions à ce sujet auront lieu prochainement. L’objectif pour le Syndicat, est de préserver les clauses qui garantissent une certaine sécurité pour le vignoble (durée, échéance de paiement, réserve de propriété, etc.).
Quelques bonnes nouvelles ont su percer l’horizon parfois morose de 2013. Au niveau des expéditions, le net rebond de décembre a permis d’approcher la barre des 304 millions de bouteilles. Même s’il s’agit d’un recul par rapport à 2012, le chiffre d’affaires provisoire place l’année 2013 dans le top 5 des meilleures années.

Directive Nitrates, droits de plantation… des bonnes nouvelles  !

Pascal Férat est revenu, par ailleurs, sur les actions de lobbying fructueuses menées par le Syndicat. D’abord sur la directive Nitrates, il a été rappelé que « c’est grâce au lobbying commun de la Cnaoc et du SGV que les concessions ont été obtenues ». Il a également tenu à alerter les vignerons champenois  : il faudra être irréprochable sur l’application de cette nouvelle directive car il y aura des contrôles. Le non-respect de ce nouvel amendement pourrait entraîner un revirement du Gouvernement et, « ce serait la perte de ce qui a été acquis de haute lutte ».

Les droits de plantation ont également été évoqués pendant ces assemblées. Devenus autorisations de plantation, leur existence a été préservée jusqu’en 2030. Reste en suspens la question de la gestion de ces autorisations, qui doit demeurer entre les mains de l’ODG, et donc du Syndicat.
La candidature pour l’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco a également été l’un des sujets discutés puisqu’elle figure parmi les bonnes nouvelles de ce début d’année.

Enfin, les assemblées ont permis de faire le point à propos de la mention sur l’étiquette de la commune de provenance des raisins. Faute d’être parvenu à un consensus avec l’Inao, le Syndicat a décidé de ne pas inscrire cette mesure, dans l’immédiat, dans le cahier des charges afin de ne pas bloquer sa validation par l’Inao. Néanmoins, d’un commun accord, un délai supplémentaire a été octroyé afin de poursuivre les échanges entre l’Institut national de l’origine et de la qualité, et la Champagne sur ce sujet.

La flûte de l’amitié, offerte par les sections locales qui accueillaient chacune des assemblées a permis de poursuivre les discussions autour d’un verre, en toute convivialité.

Les sections mobilisées pour les élections
Les sections locales fortement mobilisées ont désigné 578 délégués votants devant les urnes pour l’élection des membres du conseil d’administration du SGV. Le taux de participation de 84,4 % donne une réelle légitimité aux 24 administrateurs fraîchement élus, ou réélus. Dix nouveaux administrateurs sont entrés dans leurs fonctions au SGV en assistant à leur premier Conseil le 20 février. Ce dernier a été également l’occasion d’élire les membres du Bureau et le président du Syndicat.


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