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Le dernier numéro

Article publié le 12 novembre 2007

Parution du mois

Délimitation, acte 1

La révision de la délimitation s’articule en 2 étapes  : dans un premier temps, la révision de l’aire géographique, aire qui comporte la zone d’élaboration et celle la zone de production. Puis, dans un deuxième temps, la révision de la délimitation parcellaire. Mais cette deuxième étape ne commencera pas avant plusieurs mois.

Une délimitation basée sur des critères objectifs

Avant même de passer devant le Comité National « vins, eaux de vie et autres boissons alcoolisées » de l’INAO, le projet de délimitation a déjà fait couler beaucoup d’encre. La Champagne Viticole a souhaité revenir sur ce qui a fondé les propositions des experts, à savoir les critères d’usage et naturels. Leur objectivité permet en effet de respecter ce qui détermine l’AOC Champagne. Explications.

Il faut deux ingrédients pour faire reconnaître une AOC  : une interaction forte entre un milieu physique et un ensemble de facteurs humains (savoirs collectifs, usages). C’est dans ce cadre fondamental que doit se faire la redélimitation de l’AOC Champagne et c’est dans ce sens que l’INAO a travaillé quand il a établi les principes généraux de délimitation de l’aire géographique. Sur la base des principes généraux, les experts [1] ont arrêté des critères d’usages et des critères du milieu naturel. Globalement, ils s’articulent autour des notions suivantes  :

  • Pour être intégrée dans l’aire d’élaboration une commune doit faire partie de la Champagne historique, témoigner d’une tradition vinicole (présence d’activités d’élaboration), être située à proximité de la zone de production et/ou bénéficier d’une position logistique favorable.
  • La délimitation de la zone de production de raisins fait appel à des notions d’aptitude du milieu naturel qui doit être techniquement favorable à la production de raisins de champagne  : la commune doit être située sur l’une des grandes structures géomorphologique portant un vignoble existant (la côte d’Ile de France, la Côte de Champagne, la Côte des Bar ou une de leurs vallées associées) et combiner des caractères environnementaux favorables (présence de coteaux, orientation et conditions climatiques favorables, sol et sous-sol ayant un comportement hydrique adapté à la viticulture…).

L’application de ces critères devrait logiquement assurer la préservation de la cohérence de la délimitation du champagne et éviter qu’ultérieurement puissent se faire des délimitations parcellaires non qualitatives ou hors normes par rapport aux caractéristiques des terroirs champenois.

Et ensuite ?

Ce projet de délimitation n’est absolument pas définitif et peut encore évoluer. Il doit en effet franchir encore plusieurs examens de passage avant qu’une nouvelle aire géographique du champagne puisse être officialisée. Le calendrier est le suivant  :

  • Début 2008, examen du projet des experts par le comité national de l’INAO.
  • Au premier semestre 2008, si le comité national a validé le dossier, la procédure de consultation publique pourra être mise en œuvre. La commission d’experts examinera les réclamations et pourra, en fonction de cet examen, faire évoluer les listes.
  • Une proposition définitive de délimitation sera établie, qui devra être présentée au SGV et au comité régional de l’INAO pour avis, sans doute au deuxième semestre 2008.
  • Fin 2008, le comité national de l’INAO devrait examiner le projet définitif des experts.
  • Si celui-ci est approuvé un projet de décret officialisant la nouvelle définition de l’aire géographique pourra être présenté au Conseil d’État en 2009.
  • Ce n’est qu’une fois cette étape terminée que pourra commencer la dernière phase de la délimitation  : la révision du parcellaire, uniquement dans les communes de la zone de production de raisins. Il faudra préalablement que l’Inao définisse des principes généraux de délimitation parcellaire et nomme une nouvelle commission d’experts. Il est prématuré aujourd’hui d’évoquer avec exactitude la date de finalisation des travaux, mais compte tenu de l’ampleur du travail à réaliser, on peut affirmer qu’il faudra sans doute plusieurs années.
    Catherine Chamourin

    les 40 nouvelles communes

    Toutes les communes des actuelles zones de production et d’élaboration ont été examinées par la commission d’experts de l’Inao au regard des critères de délimitation, ainsi que des communes situées à proximité de ces zones. Au final, toutes les communes de la zone de production de raisins actuelle sont proposées pour y rester, sauf deux (Germaine et Orbais l’Abbaye). Et 40 nouvelles communes sont proposées pour intégrer la zone de production de raisins  :

    • Aisne  : Marchais-en-Brie.
    • Aube  : Arrelles, Balnot-la-Grange, Bossancourt, Bouilly, Etourvy, Fontvannes, Javernant, Laines-au-Bois, Macey, Messon, Prugny, Saint-Germain-l’Epine, Souligny, Torvilliers, Villery.
    • Marne  : Baslieux-les-Fismes, Blacy, Boissy-le-Repos, Bouvancourt, Breuil-sur-Vesle, Bussy-le-Repos, Champfleury, Courlandon, Courcy, Courdemanges, Fismes, Huiron, La-Ville-sous-Orbais, Le-Thoult-Trosnay, Loivre, Montmirail, Mont-sur-Courville, Peas, Romain, Saint-Loup, Soulanges, Ventelay.
    • Haute-Marne  : Champcourt, Harricourt.

    • [1] Ce travail a été confié à une commission d’experts indépendants, nommés par l’INAO en mars 2006. Celle-ci est composée d’un géographe, d’un géologue, d’un ingénieur agronome, d’un phyto-sociologue et d’une historienne.

      Catherine Chamourin

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