La Champagne Viticole Candidature UNESCO

 

17 octobre 2017 accueil Accueil >  Le dernier numéro  > Délimitation
Pique-nique chez le vigneron indépendant • Arocu : "les notes florales et fruitées dans les vins de Champagne" • Jeunes talents du champagne : inscription avant le 30 mai • Concours européen des ambassadeurs du champagne : les inscriptions sont ouvertes ! • 30 mai : prêts pour la Champenoise ? • Centenaire 14-18 : concert à Ville-sur-Tourbe • Vert-Toulon : randonnée le 1er mai • Exposition : des éventails "esprit de champagne" • Concours d'Epernay des champagnes du vignoble : une nouvelle catégorie ! • L'AG du SGV : mardi 14 avril au Millésium
R�duire la taille du texte Agrandir la taille du texte Imprimer cette page

Le dernier numéro

Article publié le 25 juillet 2012

Parution du mois

Délimitation

Du 22 au 26 juin, le Syndicat général des vignerons a organisé, dans la Marne, l’Aisne, l’Aube et la Haute-Marne, cinq réunions d’information sur la révision de l’aire géographique de l’AOC Champagne. L’objectif pour le SGV, en partenariat avec les Fdsea, les jeunes agriculteurs et la propriété agricole, était de faire un point d’étape sur le dossier et de répondre en particulier aux questions que peuvent se poser les élus, les agriculteurs et les propriétaires de terre agricole. Au total, près d’un millier de personnes ont répondu à ces rendez-vous.

150 personnes à Colombey-les-Deux-Églises, plus de 200 à Troyes, 140 à Lisse-en-Champagne dans le Vitryat, 150 à Condé-en-Brie et enfin près de 300 personnes à Fismes pour la dernière réunion : les chiffres parlent d’eux-mêmes. La révision de l’aire géographique attire les foules. Les publics étaient assez variés dans chacun des secteurs visités : viticulteurs, agriculteurs, propriétaires, élus, organisations professionnelles agricoles. Tous profils donc mais également tous âges, le sujet revêt une dimension tant locale que régionale. Pascal Férat a précisé que «  la révision de l’aire géographique est sans doute le dossier le plus important, le plus crucial, que le Syndicat doit gérer depuis de nombreuses années   ».

Ces réunions ont toutes suivi le même fil conducteur. Un premier temps a été consacré à la présentation de la filière Champagne et son organisation interprofessionnelle spécifique, garante du partage de la valeur entre vignoble et négoce. Ce rappel était aussi l’occasion d’évoquer quelques valeurs chères au syndicat : la notion d’équilibre interprofessionnel, le pilotage économique de l’appellation (mesures annuelles de régulation avec le rendement et la mise en réserve, mais aussi mesures structurelles avec les contingents et critères de plantation), le développement généré par le vignoble au niveau local et régional (chiffre d’affaires de la filière, emplois directs et indirects, industries connexes, tourisme…)

Ensuite, Emmanuel Mannoury, membre du Bureau du SGV et co-rapporteur de la commission délimitation pour le département de l’Aube (avec Gérard Beurton pour la Marne et Lionel Lecointre pour l’Aisne) est entré dans le vif du sujet : la révision de l’aire géographique. Cet exposé a permis de faire passer quelques messages « laisser les experts travailler » et « ne prendre aucune initiative d’aménagement des terrains » et, de revenir sur des notions fondamentales (zone de production et zone d’élaboration, rôle de l’Inao, principes et critères de délimitation pour l’étape des communes, cœurs de terroir…), les raisons de l’ouverture du dossier, la procédure de révision et le calendrier avec les étapes franchies et celles restant à accomplir. Une chose, affirmée lors de chaque réunion, est à retenir au niveau de ce calendrier : « Il est urgent d’attendre   ». Le processus de révision prend du temps. Mais patience et longueur de temps ne sont pas en l’occurrence inappropriées. D’une part, Il s’agit de sécuriser le cadre juridique de l’appellation Champagne. D’autre part, il faut rester prudent tant qu’il reste des incertitudes sur la libéralisation des droits de plantation. À ce sujet, un message fort a été porté lors de toutes les réunions : « La maîtrise des droits de plantation est une condition préalable essentielle à la finalisation de la révision.  »

Après cette partie technique sur le dossier et avant de passer la parole à la salle pour les questions, Pascal Férat a fait passer quelques messages politiques. Le premier point, soutenu également par les présidents de Fdsea et la propriété agricole, a porté sur le foncier, en particulier le prix de la terre agricole. Pas d’équivoque possible, il n’existe pas de troisième marché. Une terre agricole, même en imaginant un possible reclassement, vaut le prix d’une terre agricole.

Ont également été évoqués l’aménagement des coteaux viticoles, le statut du fermage, la possibilité pour un agriculteur de s’installer et devenir viticulteur, la préparation ou l’accueil de l’activité viticole au sein des nouvelles communes proposées à l’entrée dans la zone de production… Les questions les plus fréquemment posées évoquaient la libéralisation des droits de plantation, les futurs critères d’attribution de plantation, s’il y a maintien des droits évidemment, ou comment et à quelle vitesse pourront planter les propriétaires ou les exploitants agricoles mais aussi, quelle surface pourrait-on voir reclasser – à ce sujet-là encore pas d’équivoque, le travail des experts se fait indépendamment et uniquement sur des critères qualitatifs. Pas de mandat donc lié à l’économie pour trouver les hectares dont la Champagne pourrait avoir besoin dans quelques années.

Plus anecdotiques, mais loin d’être neutres, d’autres questions ont porté sur la position du négoce sur les droits de plantation, sur le rôle de la Safer, sur le classement au patrimoine mondial de l’Unesco… Des réponses ont été apportées sur l’ensemble de ces points par Pascal Férat ainsi que les administrateurs en charge du dossier délimitation au SGV. Les présidents des Fdsea ont clôturé chacune des réunions en remerciant le SGV, pilote du dossier délimitation, pour l’organisation de ces réunions d’information et d’échange et en affirmant leur souhait de poursuivre le partenariat avec le SGV dans ce dossier qui concerne l’ensemble des acteurs agricoles et viticoles. En fonction de l’actualité de la révision de l’aire géographique, d’autres rendez-vous ou points d’étapes seront bien évidemment organisés dans les mois à venir.

Christophe Czekaj

En images


  • A Colombey-les-Deux-Eglises : P. Férat et C. Fischer, pdt Fdsea Hte-Marne


  • A Condé-en-Brie en présence d’O. Dauger, pdt Fdsea Aisne


  • A Lisse-en-Champagne : E. Mannoury, P. Férat, B. Pietrement, pdt Fdsea Marne et P. L’Hoste


  • A Troyes : E. Mannoury, P. Férat et J. Hospital, pdt Fdsea Aube


  • Plus de 300 personnes à Fismes pour la dernière réunion


Haut de page