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Portrait

Article publié le 12 octobre 2011

Daniel Etienne fait le point sur la situation de l’oenotourisme en Champagne

Pour Daniel Etienne, propriétaire-récoltant à Cumières et rapporteur de la Commission RM-RC du SGV, le développement de l’oenotourisme en Champagne passe par une meilleure visibilité des prestations proposées et par des aménagements.

Comment se porte l’oenotourisme actuellement en Champagne ?

Aujourd’hui, un constat s’impose : la Champagne n’attire pas suffisamment de touristes alors qu’elle possède un atout de taille, le champagne, le vin le plus connu du monde ! Notre région dispose également d’autres atouts : son histoire, son patrimoine, ses paysages, sa gastronomie, ses lacs, ses rivières et canaux. La Marne est aussi le département le plus fleuri de France ! Je pense que l’œnotourisme en est à ses débuts.

Pourtant, des efforts sont effectués…

Certes, des efforts sont réalisés, puisque les vignerons sont de plus en plus nombreux à ouvrir leurs portes. Certains se regroupent et, parfois avec l’aide des collectivités locales, mettent en place des événements sportifs ou gastronomiques très bien organisés attirant un grand nombre de participants. La commission oenotourisme du CIVC est très active. Les offices de tourisme travaillent aussi dans ce sens, en attestent les guides et brochures dédiés au tourisme. Les comités départementaux du tourisme et le Comité régional du tourisme apportent également leur contribution. Les communes et communautés de communes, en s’attachant à rénover, à embellir, à fleurir villes et villages, font un travail très important et je veux les féliciter et les encourager à continuer dans ce sens. Mais je pense que nous pouvons aller plus loin, faire de la Champagne une destination qui donne envie, où l’on peut passer une ou plusieurs journées, découvrir le champagne et la Champagne, mais aussi faire du sport, des balades, se détendre… Pour cela, nous avons besoin d’équipements pour qu’une famille avec des enfants puisse évoluer en toute sécurité. Je pense à des pistes cyclables, des "voies vertes " le long des cours d’eau réservées aux piétons et aux cyclistes. Ces populations doivent pouvoir évoluer sans risque, tout en découvrant la nature au pied des coteaux. La commission RM-RC du SGV peut avoir un rôle à jouer en tant que laboratoire d’idées, et en sensibilisant les différents organismes intervenant en matière de tourisme et de développement. Nous pourrions également faire connaître davantage les acteurs institutionnels chargés du tourisme, les mettre en relation avec les vignerons intéressés et, pourquoi pas, organiser un petit forum où les uns et les autres apprendraient à travailler ensemble pour le développement de l’attractivité de notre belle région. Dans l’immédiat, je pense qu’il serait important de communiquer davantage sur le champagne et sur la Champagne. Le classement des paysages de Champagne au patrimoine mondial de l’Unesco, s’il aboutit, ce que j’espère, marquera une ère nouvelle pour le tourisme car il sera synonyme d’excellence.

Quels conseils prodigueriez-vous aux vignerons souhaitant se lancer dans l’aventure ?

Il faut dédramatiser les choses et ne pas avoir peur du terme "oenotourisme " qui est né à la fin des années 1990. Lorsque nos grands-parents recevaient leurs clients en leur faisant partager la passion de leur métier, ils pratiquaient déjà ce que nous appelons aujourd’hui "oenotourisme ". Il suffit de peu de chose : un bon accueil, des explications simples sur le travail de la vigne et l’élaboration du champagne, et surtout un accueil chaleureux ! La pratique d’une langue étrangère est un plus, mais quelques notions d’anglais peuvent suffire. Si le visiteur est agréablement surpris, il s’en souviendra et votre champagne aura pour lui une histoire qu’il ne manquera pas de raconter en consommant les bouteilles achetées. Ce sera votre meilleure publicité ! Pour ceux qui veulent aller plus loin, les idées ne manquent pas : visite de vignobles, dégustations commentées, journée à thème, etc… Il est même envisageable de proposer un programme pré-établi composé par exemple d’une visite de cave, d’une initiation à la dégustation, d’une visite d’un monument ou d’un site du patrimoine régional, et d’un repas dans un restaurant. Pour que la formule plaise, on peut associer les côtés techniques et ludiques.

Quels bénéfices peuvent-ils en tirer ?

Se lancer dans le tourisme viti-vinicole ne peut être que bénéfique. C’est un moyen indéniable de se faire connaître davantage et surtout de développer ses ventes. Après avoir visité votre cave, découvert le travail et la passion du vigneron, autour de la flûte de dégustation, les touristes sont souvent enclins à faire des achats !



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