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Portrait

Article publié le 26 février 2014

Conseils municipaux : des viticulteurs témoignent

1 - Bernard Pitula ; 2 - Thierry Berlorgeot ; 3 - Gérard Hugot ; 4 - Jean-Pierre Mœurs ; 5 - Jean Lallement ; 6 - Jean-Pierre Vazart

Témoignages de viticulteurs de l’Aisne, de l’Aube et de la Marne impliqués au sein des conseils municipaux

Dans l’Aisne

Bernard Pitula et Jean-Luc Fallet s’engagent pour défendre le terroir

Au sud de l’Aisne, plusieurs viticulteurs n’ont pas attendu pour s’investir depuis longtemps au cœur de la vie municipale. Ainsi, Bernard Pitula, exploitant viticole sur Bézu et sur la Seine-et-Marne, est engagé depuis trois mandats dans la petite commune de Bézu-le-Guéry. «  Je me représente aux élections municipales dans le même état d’esprit que pour mes trois premiers mandats, à savoir représenter la profession viticole dans un territoire très marqué par cette profession, et pour que les habitants n’oublient pas le rôle important de la viticulture. Ce n’est pas du tout dans un intérêt personnel mais bien pour défendre ma profession. Il existe encore des gens de la terre dans nos petites communes  !  »

Même engagement pour Jean-Luc Fallet, conseiller municipal à Charly-sur-Marne, l’une des plus grosses communes viticoles de la vallée de la Marne. Ce dernier a été élu au conseil municipal pour la première fois en 2008. «  Charly-sur-Marne est en avance depuis de très nombreuses années en matière de travaux hydro-viticoles. Les chemins bétons dans le vignoble ont été coulés il y a bien une vingtaine d’années. Aujourd’hui, cette même réalisation coûterait nettement plus cher  ! Je me représente en mars prochain avec le même objectif  : défendre la profession viticole, le terroir ».

Dans l’Aube

Thierry Belorgeot, Noé-les-Mallets : « Faire entendre notre voix  »

À Noé-les-Mallets, la profession viticole est très bien représentée au sein du conseil municipal : sur les onze conseillers municipaux, nous sommes dix vignerons. Nous disposons d’une bonne capacité à faire entendre notre voix. Cependant, j’ai souhaité être élu dans ma commune afin de défendre une cause qui m’est chère : celle de l’œnotourisme. Je ne manque pas une occasion d’intervenir, tantôt pour faire voter un budget en faveur du fleurissement ou de l’embellissement de la commune, tantôt pour l’attractivité ou la propreté du village. Ce sont à la fois des appels lancés à la collectivité pour qu’elle accompagne les efforts déployés individuellement, mais aussi des messages adressés à mes collègues vignerons pour qu’eux aussi jouent pleinement leur rôle.

Gérard Hugot, Neuville-sur-Seine : « Un rôle crucial à jouer pour bien expliquer les enjeux communaux  »

Je fais partie des sept vignerons sur les onze conseillers municipaux. Nous avons une bonne écoute de la part de notre maire qui n’est pas d’origine viticole, mais qui cherche toujours à comprendre nos problématiques. Ainsi, à chaque fois que le SGV demande le soutien politique des communes dans des dossiers qui imposent une mobilisation territoriale, nous sommes les relais de ses mots d’ordre pour répondre présent. De même, par rapport à la complexité de notre organisation et de ses dossiers majeurs, comme la révision en cours de notre aire d’appellation, nous avons un rôle crucial à jouer pour bien expliquer les enjeux communaux qui sont liés à de telles questions. Je n’oublie pas non plus de préciser que notre commune est propriétaire d’une dizaine d’hectares de vignes en AOC, qu’elle loue à des vignerons locaux, ce qui nous impose de contribuer à une bonne gestion de ses relations avec les locataires et de cette ressource budgétaire.

Jean-Pierre Mœurs, Arsonval : « Être pédagogue  »

Je suis le maire et le seul vigneron du conseil municipal. Notre commune compte 350 habitants, dont quatre familles de vignerons. Notre finage ne présente qu’une trentaine d’hectares de vignes. Évidemment, étant aussi président de la section locale du SGV, ma priorité est que ce petit vignoble soit valorisé par des viticulteurs locaux. Aussi, je suis amené régulièrement à expliquer, à mes conseillers municipaux, les enjeux communaux liés aux questions viticoles. Concernant les dossiers actuels, je peux citer celui de la création d’un bassin de rétention, car les intempéries de ces dernières années ont provoqué de fréquentes coulées de terre sur la route. Face à certains conseillers municipaux qui pensaient que c’étaient aux viticulteurs d’investir dans des moyens pour éviter cela, j’ai expliqué que leurs pratiques tenaient déjà compte de ces risques mais que celles-ci avaient des limites. Il faut toujours être pédagogue face à des gens qui sont de moins en moins concernés par notre activité viticole.

Dans la Marne

« La représentativité des vignerons est fondamentale »

Son père, Pierre, a été maire de durant 37 ans. Autant dire que Jean Lallement, de Verzy était à bonne école. « J’ai baigné toute ma vie dans la politique municipale. Papa m’a transmis sa passion » avoue le jeune vigneron qui est conseiller municipal. « J’envisage de me représenter en mars prochain. Il est indispensable dans une commune comme la nôtre de défendre les intérêts de notre profession au sein du conseil.  » Jean Lallement a, par ailleurs, milité pour la création d’une ASA [1]qui va permettre de réaliser des investissements pour la profession. La commune envisage aussi la création d’une station de lavage.

Jean-Pierre Vazart, à Chouilly, invite les vignerons à s’impliquer dans les conseils municipaux. Il est adjoint au maire depuis deux mandats et pense se représenter. « Nous avons beaucoup travaillé à la réfection des voiries intercommunales, notamment entre Chouilly et Cuis, et à la construction de chemins en béton. » La commune de Chouilly, dont le maire Jaques Hostomme, est aussi vigneron, songe aussi à l’installation d’une petite plate-forme de lavage collectif. « Les élus devaient mettre un terrain à disposition pour la construire. »

Stéphane Dautreville, vigneron à Jouy-les-Reims, considère aussi que la représentativité des vignerons est fondamentale. « Surtout dans des villages comme le nôtre, de 200 habitants, où 90 % de la population est propriétaire de vignes.  » Adjoint au maire, il a milité pour le lancement de projets qui vont servir les intérêts de la profession au travers d’une ASA. « Nous aimerions pouvoir améliorer les bassins annexes. Ce sont des investissements importants mais essentiels lors de gros orages. »


[1] association syndicale autorisée



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