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Actualité

Article publié le 17 septembre 2008

Collecte des aignes : du nouveau

Les subventions versées par l’Union européenne pour la collecte des sous-produits ont été fortement réduites : aussi, les distillateurs vont facturer aux centres de pressurage le coût de la récupération des aignes. La mise en place – dans l’urgence – de ce nouveau dispositif suscite beaucoup d’interrogations. La Champagne Viticole a inventorié les principales questions posées par les centres de pressurage.

  • La livraison des aignes en distillerie est-elle obligatoire ? Ne peut-on pas les épandre, les composter, ou encore trouver un autre mode de traitement ?
Pour la vendange 2008, il est obligatoire de livrer les sous-produits en distillerie. En effet, l’Europe impose la destruction des sous-produits et renvoie aux États le choix d’imposer – ou non – la distillation comme seule destination. Tel est pour l’instant le choix fait par l’administration française. Seuls les producteurs en agriculture biologique peuvent procéder à un « retrait sous contrôle » dans des conditions bien définies.
  • Pourquoi faut-il désormais payer le distillateur alors qu’il récupère pourtant une matière première qu’il va pouvoir valoriser ?
Jusqu’à cette année, l’Union Européenne attribuait des aides pour contribuer aux coûts de la collecte et du traitement des sous-produits. La nouvelle organisation commune de marché a réduit le montant des subventions et, pour compenser cette perte, les distillateurs doivent facturer des coûts de collecte et de traitement. La collecte des aignes est payante. En revanche les distillateurs rémunèrent la livraison des rebêches, des Dplc et des bas vins. Pour les lies et les bourbes, l’opération de livraison est neutre : pas de facturation par le distillateur, mais pas de rémunération non plus.
  • Quels sont les risques, pour celui qui déciderait de ne pas livrer ses aignes ?
Les vinificateurs sont tenus de fournir de l’alcool vinique. Celui qui aurait omis de livrer des aignes à la vendange court le risque de se voir imposer ensuite par les douanes l’obligation de livrer des vins pour apurer ses prestations viniques. Sans compter les risques de pollutions qui peuvent être constatés et sanctionnés par la police des eaux.
  • Ça va coûter combien ?
Les distilleries ont établi leurs tarifs sur la base des coûts réels de collecte. Selon la proximité ou le mode de stockage des aignes, les tarifs varient entre 17 et 54 € la tonne d’aignes. L’enlèvement sur une plateforme collective est moins cher que sur une benne individuelle et plus il y a de volumes rassemblés sur un même site, moins le coût de collecte est lourd.
  • Qui va payer ?
En pratique, le distillateur établira une facture au centre de pressurage. Mais les prestations viniques sont dues par le vinificateur : celui qui conserve ou qui achète les raisins ou les moûts pour élaborer du champagne. Ce coût sera donc intégré par le centre dans le prix du pressurage.
  • Que faut-il faire pour la prochaine vendange ?
Les responsables de centre de pressurage doivent contacter rapidement un distillateur pour organiser les conditions de la collecte et signer une convention annuelle de livraison. Il est recommandé de ne signer que pour un an, le temps pour le Sgv et le Civc de savoir quelle sera la politique de la France par rapport aux prestations viniques. Les propositions de convention prévoient une facturation au mois d’octobre, mais il peut être pertinent de demander un règlement après le 5 décembre, concomitant avec le paiement des prestations de pressurage.
  • Et pour l’avenir ?
Le CIVC va travailler sur l’organisation d’une filière de traitement et de valorisation des co-produits permettant de concilier les enjeux de protection de l’environnement et la maîtrise, voire la réduction, des coûts. Les nouvelles dispositions sont arrivées trop tard pour que ce chantier soit ouvert avant la récolte 2008.

Bon à savoir


Plateformes subventionnées
Rappel : le CIVC attribue des subventions pour l’installation de plateformes de stockage : pour cette vendange, c’est un peu court, mais n’hésitez pas à envisager la question dans les communes dès les vendanges terminées.
Les distillateurs en Champagne
La distillerie Goyard à Aÿ.
La distillerie Grap’Sud à Pocancy.



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