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Le dernier numéro

Article publié le 21 novembre 2013

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Circulation des tracteurs et enjambeurs

Dans plusieurs communes du canton de Fismes (Marne), les viticulteurs et agriculteurs dénoncent les aménagements qui entravent la circulation de leurs engins. Catherine Vautrin, députée, a été invitée à constater les problèmes qu’engendre la création de chicanes, de sens interdits ou de bacs à fleurs.

Des roues qui doivent mordre sur les trottoirs, des tracteurs qui passent à quelques centimètres d’un panneau signalétique, des enjambeurs obligés de faire marche arrière pour emprunter un carrefour  les problèmes se multiplient à Montigny-sur-Vesle, Jonchery-sur-Vesle et dans plusieurs communes proches du canton de Fismes. Catherine Vautrin, députée de la Marne, a pu le constater lors d’une visite organisée par une délégation d’agriculteurs et de viticulteurs du secteur dans sa circonscription. «  Nous en avons assez. Cela devient insupportable  », lance Jean-Marie Goulard, administrateur au SGV et conseiller municipal de Prouilly.
Avant la visite sur le terrain, c’est d’ailleurs à la mairie de Prouilly, en présence de Catherine Malaisé, premier magistrat de la commune, qu’un long échange a été organisé entre l’élue, les vignerons et les agriculteurs en colère. « Nous ne pouvons plus circuler car les élus de ces communes prennent des décisions aberrantes en matière de circulation. Dans certains villages, deux tracteurs ne peuvent même plus se croiser et lorsque la campagne betteravière démarre, le trafic devient un cauchemar », souligne un viticulteur.

Une convention spécifique

Principale raison de cette mobilisation : la création de sens interdits, de chicanes, de ronds-points tellement étroits que les conducteurs d’engins viticoles et agricoles doivent faire des prouesses pour ne pas briser, à chaque passage, le mobilier urbain installé d’une façon inadaptée à l’activité agricole et viticole. « Le conseil général de la Marne, l’amicale des maires de la Marne, la FDSEA et le SGV ont signé une convention afin de sensibiliser les maires à ce problème. Et de communiquer sur leurs projets de travaux relatifs aux modifications de circulation avant de les engager  », commente Jean-Marie Goulard. Et d’ajouter : «  Mais 99 % des maires ne connaissent pas l’existence de cette convention.  »

Catherine Vautrin, depuis cette visite, a contacté Yves Detraigne, sénateur de la Marne et président de l’amicale des maires du département, pour relancer la mobilisation autour de cette convention.
« Les gens de la ville viennent vivre à la campagne pour être tranquilles. Ils sont élus lors des élections municipales et prennent des décisions qui portent essentiellement sur la sécurité. Il y a un problème de représentativité. Il faut absolument que les acteurs du monde rural se présentent aux élections pour défendre leurs intérêts. C’est le moment où jamais   », a expliqué la députée.

Lors de la visite guidée organisée par les représentants du monde agricole et viticole, les démonstrations furent éloquentes. Plusieurs engins se trouvaient dans l’impossibilité de franchir un rond-point sans monter sur les accotements, de passer à quelques centimètres d’un panneau stop, de raser les trottoirs empruntés par les habitants des communes concernées. « Ce n’est pas une question de vitesse. Nos engins roulent doucement et ne dépassent pas la limitation à 30 km/h. Mais les installations créées au sein des communes constituent une véritable obstruction à notre travail », lance un vigneron. Sur le parcours emprunté par le groupe, lors de ce constat, on pouvait d’ailleurs lire une affichette posée sur le pare-brise d’une automobile  : « La campagne c’est les tracteurs, si tu n’es pas content, va voir ailleurs. Signé  : le monde rural.  »
Des solutions existent. Elles ont été évoquées lors de cette rencontre. «  Autrefois, il y avait des tours de ville. Il faut les recréer », propose un vigneron. Catherine Vautrin en convient. « Le rôle des élus est de prendre en compte l’activité économique du monde rural. Cela suppose davantage de dialogue et de concertation entre les habitants. » Mais aussi des moyens financiers. « Les bacs à fleurs c’est joli, mais c’est parfois dangereux. De nombreux automobilistes les accrochent. Et les ralentisseurs sont parfois de véritables dangers. Pour tout le monde », estime une agricultrice.
Bref, lorsqu’ils prennent leur voiture, les agriculteurs et viticulteurs ne trouvent pas ces choix beaucoup plus judicieux.

Jean Batilliet

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