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Portrait

Article publié le 28 novembre 2013

Christophe Pernet, Denis Velut et Maxime Toubart et la loi d’avenir agricole

Alors que les discussions autour de la loi d’avenir agricole avancent, le SGV fait valoir les intérêts de la Champagne sur les trois piliers concernés  : emploi, environnement, compétitivité des exploitations. Trois élus du conseil d’administration ont accepté de revenir sur les propositions construites par le Syndicat et débattues lors de l’assemblée générale du 5 novembre.

Question EMPLOI à Christophe Pernet

En quoi consiste la proposition du Syndicat quant aux charges patronales sur les travailleurs occasionnels ?

Le poids social de notre filière est réel  : 15 000 salariés permanents, 140 000 saisonniers annuels, 250 industries et services connexes qui emploient environ 2 900 salariés, auxquels il faut, bien entendu, ajouter les quelque 15 000 exploitants champenois. En outre, notre région compte 8 000 employeurs de main-d’œuvre qui, je tiens à le souligner, ont la caractéristique de payer plutôt « mieux » !
À l’heure actuelle, nous devons faire face à une complexification croissante de la réglementation sociale et à une augmentation incessante de nos charges. Les dernières vendanges ont été marquées par la colère des vignerons contre la hausse des charges patronales sur les saisonniers. Cela fait maintenant 15 mois que le SGV est mobilisé sur ce dossier, et nous entendons bien profiter de ce nouveau rendez-vous législatif pour tenter, une nouvelle fois, de faire entendre notre voix.
Nous émettons deux demandes. D’une part, celle de retirer l’indemnité de fin de contrat de 10 % de l’assiette de calcul de ces charges. Il est injuste que les employeurs champenois soient sanctionnés parce qu’ils ont fait le choix de mieux rémunérer leurs salariés. D’autre part, faire en sorte que le CICE s’applique à tous de la même manière, y compris aux forfaitaires et aux sociétés incluant des associés non exploitants. Là encore, c’est une question de justice !

Question ENVIRONNEMENT à Denis Velut

Relever le défi de la compétitivité environnementale est l’un des objectifs affichés par cette loi d’avenir. Quelles sont les attentes du SGV en la matière ?

Pour commencer, j’aimerais rappeler qu’en matière d’environnement, comme d’emploi d’ailleurs, la Champagne est plutôt bonne élève  : nous avons réduit d’environ 40 % en 15 ans les quantités de produits phytosanitaires appliqués dans nos vignes ; nous avons réalisé le bilan carbone de notre filière en 2003, et avons initié un plan climat visant à réduire nos émissions de gaz à effet de serre  ; nous avons massivement investi pour améliorer la gestion de nos effluents  ; nous valorisons désormais 90 % de nos déchets industriels ; nous sommes leader en matière de confusion sexuelle avec plus de 13 000 hectares couverts sur la dernière campagne ; et nous sommes, depuis 2001, engagés dans la voie de la viticulture durable, démarche que nous entendons résolument relancer en 2014 avec une nouvelle version, plus compacte, du référentiel viticulture durable.
Alors, en matière d’environnement, je dirais que nos attentes sont assez simples  : qu’on nous laisse travailler sereinement et qu’on cesse de nous imposer, sans concertation préalable, des réglementations inappropriées et contreproductives !
Nos propositions se situent donc dans la continuité du travail engagé depuis des années et visent à nous permettre de disposer d’outils supplémentaires pour poursuivre sur la voie du progrès.

Question COMPÉTITIVITÉ à Maxime Toubart

Quels sont les objectifs de la loi d’avenir agricole au sujet de la compétitivité économique des exploitations ?

L’objectif du Syndicat en la matière n’est pas nouveau : c’est celui de préserver le tissu économique et social champenois, fait de petites et moyennes exploitations familiales. Il s’agit tout simplement de permettre à ces exploitations de continuer à exister. La Champagne est composée de 15 736 exploitations réparties sur un peu plus de 34 000 hectares. Soit une taille moyenne de 2,12 hectares par exploitation ! La richesse créée est ainsi répartie sur des milliers de familles, qui peuvent travailler, vivre, embaucher et assurer la pérennité économique et sociale de notre territoire. Ce particularisme champenois, nous nous devons de le protéger !
Aujourd’hui, les menaces sont nombreuses  : les entreprises sont fragilisées par le prix du foncier qui pèse à la fois sur le développement des exploitations et sur leur transmission  ; les outils de la politique des structures manquent parfois d’efficacité  ; la pression fiscale et sociale est lourde, déconnectée de toute logique d’entreprise. Dans un tel contexte, les fronts sur lesquels nous devons être présents et agir sont nombreux et compliqués. Fiscalité, politique des structures, statut locatif, accès à la propriété, formalités administratives : sur tous ces sujets, qui impactent au quotidien les vignerons, nous avons des propositions à faire valoir. Nous savons qu’il sera difficile de se faire entendre, mais nous ferons notre possible.



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