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Portrait

Article publié le 1er janvier 2014

Cathérine Quéré et Gérard César : « Créer un consensus autour du vin  »

L’avenir de la viticulture se joue souvent au Parlement. Avant de prendre des décisions sur des sujets techniques, les parlementaires s’efforcent de construire des positions consensuelles. La Champagne Viticole donne ici la parole à deux acteurs essentiels de la défense de la filière viticole  : Catherine Quéré, député, et Gérard César, sénateur.

La Champagne Viticole  : Quel est le rôle de groupes d’études spécialisés comme les vôtres  ?

Catherine Quéré : C’est d’abord d’assurer le rassemblement de tous les passionnés de viticulture qui sont convaincus que son économie est un atout essentiel pour l’économie française. La première mission du groupe d’études et d’être à l’écoute du monde viticole. Ainsi, chaque groupe, chaque structure peut être auditionné pour que nous puissions être à l’écoute du terrain et donc rester vigilants dans l’élaboration des textes législatifs qui concerneraient la viticulture.

Gérard César : Le rôle du groupe d’études vigne et vin est d’étudier et de suivre toutes les questions relatives au secteur vitivinicole. Il en assure une veille juridique et technique. Pour cela, il auditionne les représentants de l’État et des organisations professionnelles pour peser de tout son poids lors des discussions des projets de loi en séance publique. Sa force vient du consensus, sur un même sujet, entre des sénateurs représentant le Sénat dans sa diversité politique et territoriale.

CV  : Sur quels dossiers récents votre groupe d’études viticole a-t-il joué un rôle décisif  ?

CQ  : Nous ne cherchons pas à être décisifs. Nous cherchons à créer du consensus autour du vin et des spiritueux afin qu’ils soient considérés à leur juste valeur et qu’ils ne soient pas caricaturés. En ayant cette approche modérée et pédagogique, nous considérons que nous sommes plus efficaces et plus écoutés par nos collègues députés et par le Gouvernement pour amender ou influencer les projets en gestation.

GC  : Les questions du rétablissement des droits de plantation et de la place de la viticulture dans la réforme de la PAC nous ont beaucoup occupés. L’organisation d’un colloque en présence du ministre de l’Agriculture, de nombreux professionnels et parlementaires français, italiens, espagnols et hongrois a été décisif pour la suite des discussions au niveau européen. Je me suis déplacé à Bruxelles à plusieurs reprises pour plaider la cause de nos viticulteurs.

CV : Comment travaillez-vous avec les organisations professionnelles viticoles  ?

CQ : La règle que nous nous sommes fixée vise à écouter tous les acteurs de la filière viticole et de s’enrichir des expériences des uns et des autres. La Cnaoc joue un rôle essentiel dans la défense de notre patrimoine viticole et de notre identité. Les relations sont quotidiennes ou hebdomadaires avec les organisations professionnelles et elles permettent de nourrir notre réflexion grâce à des informations précises.

GC : Nous auditionnons régulièrement le président et le directeur de la Cnaoc afin qu’ils nous apportent leur éclairage. Nous faisons appel à leur compétence et leur professionnalisme, et nous nous appuyons sur leurs expertises pour faire évoluer les dossiers relatifs à la filière. Je les sollicite régulièrement pour recueillir leur avis, en amont, sur les projets nationaux ou européens.

CV  : Quelles sont les prochaines échéances au Parlement qui concerneront les produits vitivinicoles ? Quels en seront les enjeux ? CQ  : Les produits vitivinicoles pourraient être concernés de près ou de loin par plusieurs projets à l’Assemblée nationale  : la loi d’avenir agricole, celle de la santé publique, le plan cancer… Nous avons décidé de mettre en place des groupes restreints au sein du groupe d’études. Quelques parlementaires pourront ainsi suivre de très près ces échéances pour travailler en amont sur ces textes et informer leurs collègues. L’enjeu principal des textes à venir est d’éviter l’amalgame entre le vin et l’alcoolisme.

GC  : Nous serons très attentifs aux mesures qui pourraient être prises dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2014. Nous sommes en alerte notamment sur celles relatives à la taxation du vin pour raison de santé ou fiscalité «  comportementale  » et à l’augmentation des droits d’accises. Autant de mesures pénalisantes pour la filière. Et bien sûr, nous attendons le projet de loi d’avenir agricole qui devrait être examiné par le Parlement au printemps prochain.



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