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Le dernier numéro

Article publié le 20 mars 2013

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Bilan 2012 : des situations contrastées

Le fait marquant de l’année 2012 est la montée en puissance du grand export, qui a permis de compenser les pertes de volumes et de chiffre d’affaires sur les marchés français et européen. Globalement, la Champagne s’en sort plutôt bien puisque le chiffre d’affaires reste stable dans un contexte économique difficile. Toutefois, le maintien du chiffre d’affaires global cache sans aucun doute des disparités significatives entre les opérateurs.

En 2012, les exportateurs tirent leur épingle du jeu. Le bilan est plus mitigé pour ceux qui commercialisent essentiellement en France et qui sont confrontés à la concurrence des prix d’appel de la grande distribution.
Les marchés dits «  matures  » font grise mine. Cette situation qui s’installe depuis 2009, n’est pas sans incidence sur la répartition des parts de marché entre les deux familles de la Champagne. En effet, le vignoble commercialise surtout en France et en Europe, tandis que les négociants sont plus présents sur les marchés lointains qui tirent la croissance.
Entre 2008 et 2012, les vignerons ont vendu 490 000 bouteilles de plus sur les Pays tiers… mais ils ont perdu plus de 11 millions de bouteilles en France et en Europe. Les coopératives ont augmenté leurs ventes au grand export de 300 000 bouteilles, mais elles ont perdu 2,5 millions de cols sur les marchés plus proches. Quant au négoce, il comptabilise 7,4 millions de bouteilles en moins sur l’Union européenne, mais 6,5 millions gagnées en France et sur les Pays tiers. La perte est beaucoup moins lourde.

Ainsi, le vignoble a vu ses ventes reculer de plus de 12 % depuis 2008, alors que sur la même période les expéditions du négoce n’ont baissé que de 0,4 %. Résultat : les parts de marché du vignoble passent de 33,6 % en 2008 à 30,9 % en 2012.
Les taux de croissance du vignoble sur les Pays tiers sont importants (en 2012, + 2,9 % pour les négociants, + 7,9 % pour les vignerons et +  5,9 % pour les coopératives) mais les volumes concernés sont encore insuffisants pour inverser la tendance. Par ailleurs, exporter est un métier qui ne s’improvise pas.
Toutefois, les chiffres globaux masquent des situations individuelles contrastées. Malgré la crise, des vignerons sont obligés de réduire leurs ventes faute de stock. D’autres décident de prendre une carte de négociant.

À court terme, l’horizon reste brumeux. La crise économique, qui pénalise les marchés français et européen, pourrait bien perdurer en 2013. Les économistes prévoient un regain de croissance dans les pays émergents, mais la parité des monnaies n’est pas favorable aux exportateurs. Dans ce contexte, pour la Champagne, le challenge des prochains mois sera de transformer l’essai de la croissance en valeur, qui a été marqué en 2012.

À moyen terme, l’avenir n’est pas noir. Il y a des perspectives. Une récente étude Vinexpo pronostique une forte augmentation de la demande mondiale pour les vins effervescents entre 2012 et 2016. Dans le monde, en Europe et au-delà, un nombre considérable de consommateurs est prêt à succomber à la séduction du champagne.

Les grands groupes annoncent leurs résultats

En ce début d’année, la presse et internet ont relayé quelques résultats annoncés par les groupes cotés en bourse.

LVMH Au sein du groupe, l’activité vins et spiritueux réalise une croissance de 11  % de ses ventes et son résultat opérationnel courant progresse de 14  %. Les ventes de champagne enregistrent une progression en volume de 2  % (56,8 millions de bouteilles) avec une demande soutenue pour les cuvées de prestige, le rosé et les millésimes.

Lanson-BBC Le groupe enregistre un chiffre d’affaires consolidé en baisse de 11,4  %. Les ventes ont reculé de 7 % en volume. Ce recul concerne surtout la filiale Maison Burtin, confrontée à une concurrence à prix anormalement bas.

Laurent Perrier Pour les neuf premiers mois de l’exercice 2012-2013, le groupe a enregistré une progression de 0,5  % de son chiffre d’affaires. Le développement de la marque Laurent Perrier a été freiné au troisième trimestre par une conjoncture morose sur les marchés européens, alors que la demande en dehors de l’Europe est restée dynamique, grâce notamment aux bonnes performances des États-Unis et du Japon.

Mumm - Perrier-Jouët Les expéditions de G.H.Mumm ont reculé de 1 % et celles de Perrier-Jouët ont augmenté de 5,6 % sur l’année 2012, portées notamment par les exportations au Japon, aux États-Unis et au Brésil.

Vranken-Pommery Monopole Les ventes de champagne ont reculé de 5  %. Le groupe indique que, dans un environnement difficile, l’activité à l’export s’est particulièrement bien comportée, notamment dans les Pays tiers comme le Japon et les États-Unis. En France, le groupe a choisi de maintenir le positionnement qualitatif de ses marques sans suivre la politique tarifaire adoptée par certains concurrents, ce qui a pesé sur son chiffre d’affaires dans la grande distribution.

Catherine Chamourin

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