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Le dernier numéro

Article publié le 15 septembre 2009

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AG2C : une expertise viticole qui colle à la réalité

Pour la deuxième assemblée générale (la première sur un exercice complet) de sa courte existence, l’AG2C s’est montrée à la fois ambitieuse, réaliste et optimiste. Avec, en point d’orgue, une anticipation sur les difficultés présentes et à venir, ainsi qu’un réquisitoire contre les modalités de calcul de la MSA.

C’est une AG2C neuve, énergique et pragmatique qui a tenu son assemblée générale le 19 juin dernier, dans les locaux du champagne Esterlin, à Epernay. De quoi satisfaire des vignerons venus nombreux, très nombreux.

Ainsi, pour le bouclage de son premier exercice complet depuis son «  indépendance  », la structure peut se prévaloir d’une forte hausse de ses adhérents. Au 31 décembre 2008, ils étaient 1 250. Si les missions de l’AG2C sont toujours la tenue de la comptabilité de ses adhérents, le bilan de leurs déclarations fiscales, l’analyse et le conseil de gestion, sa croissance permet, d’ores et déjà, d’envisager très sérieusement quelques aménagements à venir. «  Aujourd’hui, nous avons le projet et la volonté d’embaucher pour optimiser notre travail, expliquait Pierre Heidt, directeur de l’AG2C. Notre structure continue de grandir, c’est donc normal qu’elle se renforce  ».

D’autre part, certaines évolutions techniques sont à attendre, notamment en lien avec le nouvel extranet de la structure, lancé au printemps dernier. «  L’idée est de tendre vers une plus grande gestion électronique des dossiers, poursuivait Pierre Heidt. Sachant qu’à terme, nous voudrions proposer une analyse de groupe personnalisée à chacun de nos adhérents  ». Vaste programme, auquel vient s’ajouter la volonté d’ouvrir de nouveaux locaux, du côté de la petite montagne de Reims, pour une plus grande présence auprès des vignerons.

La MSA fait jaser

A cette ambition teintée d’optimisme est venue s’ajouter une dose de réalisme avec l’abordage de l’inévitable crise. Ainsi, Alain Brocard et Hervé Lepelletier, chefs de groupe à l’AG2C, se sont penchés sur la situation en Champagne avec, à la clé, quelques anticipations à prendre avec des pincettes. «  Si nous prenons l’hypothèse, en 2009, pour un rendement d’un hectare de 10 000 kg à 5,10 euros, nous aurions une baisse de 83 % du résultat à 4 000 euros à l’hectare  », soulignait Alain Brocard, lequel a poussé la logique jusque 2012 et une légère hausse du rendement à 12 000 kg pour un résultat de 16 800 euros à l’hectare. Encore une fois, il s’agit là d’hypothèses à manier avec la plus grande prudence.

Hervé Lepelletier, quant à lui, s’est attardé sur l’aspect «  trésorerie  », en soulignant deux aspects primordiaux  : la reconnaissance d’une chute mais aussi d’une reprise en 2012, et l’impact désastreux du mode de calcul de la MSA. Ainsi, celle-ci est calculée en fonction de l’année précédente, et il y a fort à parier que les disparités d’une année à l’autre vont causer de gros dégâts dans les trésoreries. Le sujet a, par ailleurs, donné lieu à un échange entre des représentants de l’AG2C, des viticulteurs et le président local de la MSA, lequel a précisé que c’est l’administration centrale qui est responsable du mode de calcul et que le sujet d’une prise en compte des revenus de l’année «  n  » est sur la table.

«  Que faire  ?, s’est interrogé le chef de groupe. Les exploitations disposant de moins de 30 % d’autofinancement sont dans une situation difficile. Il y a trois mesures à prendre immédiatement pour limiter l’impact de la crise  : réduire les frais d’exploitation, différer les investissements qui ne sont pas impératifs et différer les dépenses personnelles. Le tout, évidemment, en faisant un maximum de prévisions sur les cinq années à venir  ».

L’assemblée s’est achevée en trois temps. Tout d’abord, Sandra Cizeron, du Syndicat général des vignerons, a présenté la nouvelle campagne des Champagnes de Vignerons, ainsi que l’ensemble des champs d’action couverts par la marque collective. Puis Rémi Durand, du bureau du SGV, a pris la parole pour rendre hommage à l’AG2C, laquelle «  permet au Syndicat d’être en phase avec la réalité économique du vignoble et de disposer d’une plus grande réactivité dans cette période  ».

Enfin, les adhérents ont été invités à visiter les nouveaux locaux de l’avenue de Champagne, où une flûte de l’amitié leur a permis, à leur tour, d’échanger avec les membres de l’AG2C.

Vincent Dionisio

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