La Champagne Viticole Candidature UNESCO

 

23 octobre 2017 accueil Accueil >  Le dernier numéro  > 3 questions à Maxime Blin et Jean-Marc Charpentier du Groupe des Jeunes
Pique-nique chez le vigneron indépendant • Arocu : "les notes florales et fruitées dans les vins de Champagne" • Jeunes talents du champagne : inscription avant le 30 mai • Concours européen des ambassadeurs du champagne : les inscriptions sont ouvertes ! • 30 mai : prêts pour la Champenoise ? • Centenaire 14-18 : concert à Ville-sur-Tourbe • Vert-Toulon : randonnée le 1er mai • Exposition : des éventails "esprit de champagne" • Concours d'Epernay des champagnes du vignoble : une nouvelle catégorie ! • L'AG du SGV : mardi 14 avril au Millésium
R�duire la taille du texte Agrandir la taille du texte Imprimer cette page

Le dernier numéro

Article publié le 14 avril 2008

Parution du mois

3 questions à Maxime Blin et Jean-Marc Charpentier du Groupe des Jeunes

Maxime Blin et Jean-Marc Charpentier répondent à quelques questions sur le Groupe des jeunes notamment sur les nouveautés annoncées dans ces colonnes il y a quelques mois. Les réunions sectorielles destinées aux jeunes faisaient partie des projets. Le mois prochain, ce sera chose faite.

Champagne Viticole  : L’an passé, l’arrivée de Maxime Toubart à la tête du Gdj s’était accompagnée d’une volonté d’en faire évoluer le fonctionnement. Où en êtes-vous  ?

M. Blin - J.-M. Charpentier  : Ce projet était déjà dans les tuyaux lorsque Maxime Toubart a été élu président. L’objectif était de s’appuyer sur des jeunes qui soient élus, il fallait donc aller « recruter » des vignerons sur le terrain. Certains peuvent se demander pourquoi organiser des élections  ? Il faut reconnaître que cela conférerait une certaine légitimité au Groupe des jeunes. Pour autant, nous n’avons pas l’intention de rester entre nous, de nous fermer aux idées nouvelles. Ainsi, nous avons imaginé créer des administrateurs stagiaires qui seraient aux côtés des membres élus afin d’être des forces de propositions supplémentaires.

La volonté est là, le texte du rè­glement intérieur est ficelé  : la prochaine étape est la validation du règlement intérieur par le SGV. Toutefois, nous n’avons pas attendu en restant les bras croisés. Aujourd’hui, les 3 pôles mis en place l’an passé sont à pied d’œuvre. Ainsi, celui dont nous avons la charge par exemple comprend le dossier Installation [1]. Le Syndicat nous a d’ailleurs donné carte blanche sur ce sujet. Dans l’attente d’une nouvelle directive qui devrait permettre un certain assouplissement du processus de l’installation, nous travaillons avec les Jeunes agriculteurs de la Marne.

Quant à Sébastien Sanchez et Nicolas Didier, respectivement responsables des pôles « Technique et environnement » et « Pérennité de la croissance champenoise », ils vous diraient la même chose. À travers les rencontres avec des professionnels et des échanges, nous assurons une certaine ouverture d’esprit aux membres du Groupe des jeunes, ouverture qui constitue un point important pour nous. Et autant que nous le pouvons, nous donnons notre point de vue au Syndicat aîné sur tous les sujets que nous suivons  !

C.V.  : L’un des chevaux de bataille du nouveau président était la mise en place de réunions sectorielles dédiées aux jeunes. Ne prenez-vous pas le risque de doubler celles qui existent­ déjà  ?

M. Blin - J.-M. Charpentier  : Déjà, il faut rappeler que les réunions sectorielles jeunes ont existé à une époque, il y a environ une quinzaine d’années. Aujourd’hui, notre objectif est de mobiliser les jeunes dans chaque secteur. Pour cela, nous comptons bien nous appuyer sur deux réseaux  : les membres du conseil d’administration du GDJ sur leur secteur et les délégués jeunes dans chaque section locale. Ainsi, nous pourrons approcher les jeunes entre 18 et 35 ans dans les villages et organiser nos réunions sectorielles courant avril. Et l’on sait que l’on ne fera pas doublon avec les réunions du SGV non seulement parce que la population n’est pas la même mais aussi parce que le contenu et la forme seront différents. Nous souhaitons lancer des sujets et créer le débat, susciter des échanges plutôt que proposer des réunions d’information  ! Nous avons constaté que les jeunes se sont désintéressés du syndicalisme et notre volonté est justement de les accueillir en les laissant parler. Nous comptons aussi sur ces réunions pour recréer des réseaux locaux de jeunes pour les futures élections. L’animation en sera assurée par le président ou le vice-président du GDJ et un responsable de secteur. Quant aux sujets, nous ne sommes pas inquiets  ! L’actualité nous en fournit suffisamment en ce moment  : les contrats, la délimitation… tous ces sujets vont conditionner la Champagne dans laquelle nous développerons notre activité d’exploitant. Nous pensons que nous sommes les premiers concernés  : à nous de nous exprimer  !

C.V.  : Début avril, vous organisez votre assemblée sur la possible survenue d’une crise, l’an passé c’était Nicolas Vanier… le GDJ a-t-il l’intention de se positionner comme agitateur d’idées  ?

M. Blin - J.-M. Charpentier  : On nous a toujours dit que le Groupe des jeunes était le poil à gratter du SGV… Et c’est vrai que nous avons toujours cherché à faire réfléchir, surtout ne pas s’endormir sur nos lauriers. L’an passé, avec la venue de Nicolas Vanier, nous avions voulu montrer combien l’enjeu du respect de l’environnement est capital pour nous tous  ! En ce qui concerne le sujet de cette année, dès novembre dernier, nous avons commencé à en parler entre nous. Des voyants sur la situation économique étaient allumés à l’automne et nous avons voulu nous saisir de ce sujet.

Nous sommes jeunes et nous avons le souci d’être prévoyants. Nous n’avons jamais connu de crise… Or en tant que responsables d’exploitation, nous en sommes aussi gestionnaires. Aussi, nous avons le devoir de gérer avec anticipation. C’est pour cela que nous nous positionnons comme précurseurs, avec le souci de travailler en amont plutôt que « agitateur d’idées ». Nous sommes là pour insuffler de nouvelles idées.


[1] Les 3 pôles sont  : installation-formation-animation, environnement, pérennité.

Nathalie Costa

Fichiers � t�l�charger


Haut de page