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Portrait

Article publié le 6 février 2012

3 questions à Olivier Cossy

Olivier Cossy, viticulteur à Pargny-les-Reims, a récemment été nommé rapporteur de la commission syndicale « Champagnes de vignerons ». Il rappelle son attachement à la valorisation des champagnes de vignerons et milite en faveur d’un renforcement de leur capacité commerciale.

Vous venez d’être élu rapporteur de la commission syndicale « Communication », pouvez-vous nous en rappeler les missions ?

La première mission de la commission «  communication  » est de faire exister les Champagnes de vignerons à travers une bannière collective.

Depuis 10 ans qu’elle existe, elle a permis d’augmenter et d’améliorer notre visibilité auprès des consommateurs. Dans ce laps de temps, les champagnes de vignerons sont sortis de la catégorie « petits champagnes » qui les qualifiaient à l’époque.

Je suis entré dans cette commission en même temps que j’intégrais le Groupe des jeunes, c’est-à-dire en 1998. Nous avons beaucoup travaillé sur les dimensions artisanales, familiales, et rurales que revêtent les champagnes de vignerons. J’aime à dire que nos valeurs reposent sur les « 3 T » : terroir, territoire et tradition.

Quel bilan tirez-vous des actions menées par les Champagnes de vignerons  ?

Il est globalement positif. La construction et la promotion de la bannière collective nous ont permis de nous faire connaître auprès d’un large public : consommateurs, population régionale et vignerons notamment grâce à l’affichage extérieur et les insertions presse.

Aujourd’hui, dans un souci de modernité et d’efficacité, la communication des champagnes de vignerons va amorcer un tournant notamment grâce aux outils que propose le web. Avec la refonte prochaine de notre site internet, une présence accrue sur les réseaux sociaux nous allons toucher autrement notre public. Car nous avons bien l’intention de garder nos clients tout en affinant la connaissance de nos prospects potentiels. Les nouvelles technologies sont là pour encore mieux toucher notre cible, clairement identifiée par la commission  : des hédonistes. En clair, nos consommateurs sont plutôt des femmes, cadres moyens-sup, moins de 45 ans. Le type d’actions comme le concours des blogueuses du vin s’inscrit parfaitement dans ce cadre. Nous devons faire mûrir la communication Champagnes de vignerons en utilisant à bon escient le web, en en étant plus acteurs. Si les outils évoluent, notre mission d’accompagnement des vignerons dans une commercialisation valorisée demeure notre but premier.

Quelles pistes souhaitez-vous poursuivre pour 2012  ?

Je souhaite incarner la continuité pour accompagner la communication des Champagnes de vignerons sur le long terme. Je ne suis pas seul dans cette commission et j’entends bien faire émerger le maximum d’idées chez tous ses membres.

L’une des difficultés que nous rencontrons est d’évaluer les indicateurs de réussite de nos actions : quelle part occupent les actions des Champagnes de vignerons dans l’activité commerciale d’un de nos adhérents ? Comment savoir si un vigneron a vendu des volumes en créant de la valeur grâce au salon que nous avons organisé à Bordeaux ou Vérone ? Et nous devons pouvoir mesurer ces résultats afin d’adapter les actions proposées par la Commission aux attentes des vignerons.

Toutefois, pour moi, le vrai challenge à venir est celui de la formation. Il ne faut pas oublier qu’à la base, un vigneron est d’abord un producteur de matière première. Ce n’est pas un commerçant. Aussi, il va devoir apprendre à mieux vendre.

La dernière décennie nous a permis d’installer notre marque collective « Les Champagnes de vignerons », la prochaine sera consacrée à améliorer la capacité commerciale des vignerons en les accompagnant par la formation. Ils doivent développer leur esprit commercial, leur capacité à fidéliser les clients et à créer de la valeur en définissant une stratégie. Or, ça ne s’improvise pas, la formation est selon moi une des meilleures réponses. Ce n’est pas pour rien que je suis aussi engagé au CRFPS : nous disposons là d’un organisme de formation performant et proche du vignoble. Utilisons-le !

Pour 2012, au-delà de la commission « communication », j’ai à cœur, à travers mon engagement syndical, de toujours servir le métier de vigneron. Pour le défendre, le promouvoir… J’ai envie que ce métier continue d’être regardé avec respect et envie.



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