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Le dernier numéro

Article publié le 17 avril 2013

Parution du mois

Journée Vignoble & Qualité au CV-CNF : concilier réduction des phytosanitaires, entretien du sol et protection de la vigne

Le plan Ecophyto, initié par le Grenelle de l’environnement, prévoit une réduction de 50 % des usages de pesticides pour 2018. Comment respecter ces exigences lors d’une campagne phytosanitaire extrêmement difficile, marquée par des conditions climatiques inhabituelles à l’origine de pressions mildiou et oïdium historiques ? Comment concilier réduction de produits phytosanitaires, entretien du sol et protection de la vigne ? Pour y répondre, vignerons, techniciens, chercheurs et représentant du ministère de l’Agriculture se sont retrouvés le 19 mars, lors de la traditionnelle journée Vignoble & Qualité au Centre Vinicole - Champagne Nicolas Feuillatte.

Après deux campagnes viticoles relativement simples sur le plan de la protection phytosanitaire et de l’entretien du sol, celle très pluvieuse de 2012 a rappelé, aux vignerons champenois, les difficultés techniques rencontrées lorsque les conditions météorologiques sont dégradées.
Avec des cumuls de pluies entre début mai et mi-juillet proches du double des normales, les hommes et le matériel ont été mis à rude épreuve. Le moindre défaut dans les cadences d’application des produits phytosanitaires, la moindre défaillance dans les stratégies de protection, le moindre problème de réglage de pulvérisateur étaient immédiatement sanctionnés.
Les conditions climatiques en 2012 sont à l’origine d’un surcroît légitime du nombre de traitements nécessaires pour préserver le potentiel de récolte. Ainsi, l’indice de fréquence de traitement (IFT), à la baisse en 2010 et 2011, se retrouve en 2012 quasiment au même niveau que la campagne 2006, année qui sert de référence pour le calcul des réductions de produits phytosanitaires à l’échéance de 2018 (cf. graphique ci-dessous).

En ce qui concerne l’entretien des sols, la disparition progressive des herbicides implique une mutation des pratiques à court terme, avec de l’investissement en matériels, plus de réactivité et des temps de travaux accrus. Comment se sont organisés les viticulteurs pratiquant le désherbage mécanique, avec une pousse active des adventices et des sols régulièrement humides ? Quelles ont été les difficultés rencontrées ? Le matériel est-il bien adapté aux vignobles étroits ou ne devons-nous pas revoir certains fondamentaux dans le travail du sol, oubliés après de nombreuses années de désherbage chimique ?

La pulvérisation au vignoble, un élément fondamental

Comment les viticulteurs champenois ont-ils vécu la protection phytosanitaire lors de la campagne 2012 ? Qu’en est-il de la réduction des IFT ? Quels enseignements ou adaptations pouvons-nous tirer d’une année aussi ardue ? Une enquête diffusée auprès des adhérents du Centre Vinicole - Champagne Nicolas Feuillatte, suite à la campagne de 2012, permet de répondre à toutes ces questions et d’analyser les pratiques et la mise en œuvre de la pulvérisation au vignoble.

Avec une pluviométrie record, la campagne fut marquée par la difficulté de ré-entrer dans les parcelles pour maintenir une protection optimale de la vigne. Pour beaucoup de viticulteurs, l’échec de la protection phytosanitaire est lié à l’impossibilité de renouveler les traitements à temps ! Les modèles de prévisions météorologiques sont-ils fiables et sont-ils adaptés à l’usage que l’on en fait au vignoble ? Quels sont les sites qui communiquent les prévisions les plus fiables ?

Les produits phytosanitaires et leur stratégie de positionnement sont parfois méconnus mais soulèvent néanmoins de nombreuses questions, tout particulièrement lorsque la récolte est menacée. Les spécialités utilisées dans la protection anti-mildiou et anti-oïdium sont-elles toujours aussi efficaces ? Qu’en est-il des phénomènes de résistance en Champagne  ? Quels sont les produits les plus performants sur grappes ? Les doses à l’hectare sont-elles bien adaptées ? Autant de questions auxquelles des experts apporteront des réponses.
Si en France, le mode d’expression de la dose homologuée est une quantité par hectare, il en est tout autrement dans certains pays qui l’adaptent à la phénologie, au volume de végétation, à l’écartement des rangs, au volume de bouillie par hectare. Que faut-il en penser ? Allons-nous vers une harmonisation des doses en Europe ? Sur quel principe ?
La quantité de produit appliqué sur la végétation et la régularité d’application sont les clés de voûte de la protection phytosanitaire. Des résultats d’essais menés par l’IFV et le CIVC ont permis de visualiser l’impact du matériel, de son réglage et des conditions d’application sur la quantité de produit déposé dans la zone des grappes et sur le feuillage. Ainsi, un rapport de 1 à 4 de quantité de produits déposés sur les grappes a été mesuré entre le matériel le plus performant et celui le moins efficace. Une perte de 26 % a aussi été constatée entre un traitement appliqué le matin et l’après-midi. Le retour en cuve est généralement insuffisant pour permettre une homogénéité de la concentration de la bouillie tout au long du traitement. D’autres réflexions seront également abordées, qui permettront de jalonner les bases d’une réflexion sur la conception du matériel de pulvérisation, point de départ indispensable dans la stratégie de réduction des intrants.

La pulvérisation en agriculture présente toujours un large temps d’avance sur celle en viticulture. Un spécialiste du machinisme agricole comparera la technologie agricole et viticole. Quelles sont les voies de progrès ? Si les agriculteurs parviennent à réduire les doses à l’hectare en toute sécurité, quels outils et moyens sont mis en œuvre ? Philippe Loevenbruk, chef du Service régional de l’alimentation, au ministère de l’Agriculture, président de cette journée, indiquera la vision ministérielle sur l’emploi des produits phytosanitaires.

Christophe Didier, Centre Vinicole - Champagne Nicolas Feuillatte

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